„…Toute la création humaine constitue non seulement la fierté d’une nation et la richesse d’un pays, mais elle appartient aussi à l’humanité toute entière en tant que patrimoine commun… »

Cette fameuse idée répandue par le philosophe allemand Johann Wolfgang Goethe, à l’époque du Romantisme, a été un point de départ pour l’activité de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) qui travaille avec 185 pays du monde pour la protection des empreintes les plus exceptionnelles du passé, qui font partie du précieux héritage ancestral, en assurant leur sauvegarde pour les prochaines générations. Aussi, la notion susmentionnée, s’étend, à présent, sur tous ces biens remarquables de la nature dont la valeur universelle a été mise en péril. L’évènement qui a suscité une prise de conscience internationale a été l’adaptation collective du texte unique, intitulé : « La Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel ». Cet instrument législatif, paru en 1972, oblige tous les Etats parties qui y adhèrent à prendre la responsabilité pour la protection des biens ayant une valeur exceptionnelle pour la communauté internationale, quelle que soit leur localisation, c’est-à-dire, tout en respectant le principe de souveraineté d’un pays dont ils appartiennent ainsi que le droit national de propriété. Mais, le fait d’être un des signataires de la Convention est avant tout une question de prestige, reflété par le nombre et la valeur particulière des biens figurant sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Actuellement, il en a 890, dont 689 biens culturels, 176 biens naturels et 25 mixtes, situés sur le territoire de 148 Etats parties.

La Pologne, si riche de traditions et de beautés naturelles, en assure leur protection et reste non seulement un des premiers Etats parties qui adhère à la Convention, mais est également bien représentatif sur la Liste du Patrimoine Mondial, car elle se place, depuis juillet 2008, au 8ème rang sur le plan européen, et au 17ème rang mondial.

Ainsi, la Ville médiévale de Torun, la Vieille ville de Zamosc, la Fôret Bialowieza, les Eglises de la Paix à Jawor et Swidnica ou les Mines de sel de Wieliczka, font partie du patrimoine partagé de notre planète, à côté de lieux aussi extraordinaires et divers que les berges de la Seine, à Paris, la Grande Barrière d’Australie, le Taj Mahal en Inde ou les Pyramides d’Egypte.

En se rendant compte de la valeur considérable de cet héritage irremplaçable, localisé sur le territoire de notre pays, en 2003, les principaux représentants de tous les biens polonais inscrits, jusque là, sur la Liste prestigieuse de l’UNESCO se sont réunis à Toruń, afin de discuter sur une coopération commune pour leur promotion et leur conservation. Lors du Premier Forum officiel, ils ont adopté une déclaration reposée sur le postulat par lequel ils s’engagent tous à la création d’une union de tous ces sites uniques de Pologne, qui devrait fonctionner dans l’objectif accordé. En Octobre 2005, à Zamosc, elle a été créée formellement, sous le nom de « Lokalna Organizacja Turystyczna – Liga Polskich Miast i Miejsc UNESCO ». Aujourd’hui, malgré que ce soit seulement le début de son activité, elle réunit à peu près la moitié des villes et sites polonais inclus sur la Liste du Patrimoine Mondial, ainsi que les autres organismes y coopérant. Les membres de « Liga Polskich Miast i Miejsc UNESCO » témoignent le plus grand intérêt pour assurer l’avenir de tous ces biens culturels et naturels d’une valeur inestimable, et alors, ils agissent ensemble, dans l’esprit des règles convenues par la Convention du patrimoine mondial, et donc dans le but commun – pour bien protéger, promouvoir, et sauvegarder les dons du passé, de valeurs exceptionnelles et universelles - pour le Futur.

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